Archives : Expositions

Liste des expositions

Non conforme

Commissaire : Marc H. Choko
Artistes : Elzo Durt et Sébastien Lépine

Conçue par le commissaire et professeur émérite Marc H. Choko, l’exposition a pour objectif de faire connaître le travail de deux affichistes issus d’écoles de graphisme avant qu’ils se lancent dans une pratique inspirée de leur amour pour la musique. Les œuvres de ces deux créateurs aux parcours similaires se situent toutes deux en marge des archétypes de la conformité enseignés dans les écoles.

S’adressant à un public averti, les affiches qu’ils créent peuvent se permettre de négliger les critères d’une parfaite lisibilité, optant pour une imagerie foisonnante et jouant de références graphiques propres au milieu underground dans lequel ils baignent. « C’est tout un univers marqué par la culture urbaine de la nuit, ses concerts, ses substances plus ou moins licites, et par une esthétique rebelle propre à la contre-culture qui s’expriment dans leurs affiches », soutient Marc H. Choko.

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Le design graphique, ça bouge!

Commissaires : Marc H. Choko, en collaboration avec Louis-Charles Lasnier

De l’imprimé à l’animation vidéo, de l’identité de marque au packaging, de la signalétique au design d’exposition, le design graphique québécois se distingue par son inventivité, par son effervescence et par son niveau de qualité, reconnus tant localement qu’à l’étranger. C’est ce que démontre avec force l’exposition Le design graphique, ça bouge!, un panorama du design graphique contemporain au Québec à travers les réalisations d’une cinquantaine d’agences.

Présentée au Centre de design dans le cadre du 50e anniversaire de l’UQAM, l’exposition réunit des projets illustrant toutes les déclinaisons du design graphique, un domaine en pleine ébullition qui a été profondément transformé par les nouveaux moyens technologiques mis à sa disposition au cours des dernières décennies.

Des projets de design d’exposition, de signalétique, de parcours multimédia ou de projections murales montrent également l’importance du design graphique dans l’environnement urbain, ajoute le commissaire.

« À travers ses diverses manifestations, le design graphique met en forme la multitude de messages que nous recevons au quotidien dans l’espace public autant que dans notre espace privé, que ce soit en lisant notre journal du matin, sur papier ou sur tablette, en choisissant un produit au magasin ou sur le web, en consultant la notice d’un emballage, en se repérant grâce aux panneaux de signalisation dans la rue, sur la route ou dans le métro ou en jouant à un jeu vidéo. »

L’exposition présente à la fois des projets de grandes agences – la superbe campagne Le lait, solide liquide, produite par lg2, par exemple, la nouvelle identité imaginée par Sid Lee pour la Société de transport de Montréal ou celle d’Énergir/Gaz Métropolitain créée par Cossette – et ceux de petites agences ou même de designers indépendants. On peut ainsi voir plusieurs projets du diplômé Karim Charlebois Zariffa (B.A. design graphique, 2010), dont deux irrésistibles vidéo promotionnelles conçues pour le 75 anniversaire d’Air Canada en 2012 – l’une montrant l’évolution du costume des hôtesses de l’air et l’autre celle des appareils utilisés par la compagnie à travers le temps – et une série de vidéos promotionnelles ultra-léchées créées pour la montre Google Android Wear 2.0.

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L’affiche chinoise des années 1920 à nos jours

On peut distinguer trois grandes époques de production d’affiches en Chine : celle des affiches et des affiches-calendriers publicitaires de la fin du XIXe siècle à la Révolution ; celle des affiches de propagande et civique de la Révolution ; et celle du renouveau de l’affiche, depuis la réouverture sur le monde des années 1990.

Les affiches prérévolutionnaires empruntent à la tradition des calendriers, s’illustrent de beautés attrayantes, quoique moins provocatrices que leurs parentes occidentales, et sont imprimées en lithographie.

Les affiches de la Révolution sont imprimées par centaines de milliers, en lithographie-offset, pour éduquer et galvaniser les masses. Elles couvrent les grands thèmes mis de l’avant par le Parti et obéissent à des approches iconographiques très codées.

Quant aux affiches modernes, principalement produites à l’occasion de concours nationaux ou internationaux, elles illustrent la diversité des courants graphiques récents, parfois teintés d’heureux appels à la tradition.

La collection compte plus d’une centaine d’œuvres permettant d’illustrer ces trois grandes périodes.

Une partie de la collection a été exposée au :
Centre de design – UQAM, 8 mars au 8 avril 2001
Musée de la Publicité, Louvre-Rivoli, Paris, 9 octobre 2002 au 12 janvier 2003
Centre de la gravure et de l’image imprimée, La Louvière, 24 janvier au 20 avril 2003
Villa Pignatelli, Naples, 22 janvier au 7 mars 2004

L’affiche polonaise des années 1930 à nos jours

Nul besoin de présenter l’affiche polonaise tant les publications et la reconnaissance de cette exceptionnelle école ont été nombreuses et ce dès les années 1970. Formés dans les écoles de beaux-arts, financés par leur gouvernement, les artistes polonais ont pu et su développer une production graphique très libre, variée, de grande qualité esthétique, souvent poétique, essentiellement au service du monde culturel.

La collection compte plus de 400 affiches, dont toutes les grandes signatures des années 1950 à nos jours, ainsi que quelques très belles affiches des années 1930.

L’art de la sérigraphie publicitaire au Québec

Des années 1950 à nos jours (une version débutant dans les années 1930 peut être offerte)

La sérigraphie est un mode d’impression des affiches développé au Québec dès les années 1930, notamment par le Canadien Pacifique, qui continue à stimuler de jeunes affichistes.

Par contraste avec la lithographie, la sérigraphie est une technique qui nécessite un équipement peu cher et simple d’utilisation. Imprimer en sérigraphie exige essentiellement de la main d’œuvre. De la conception à la production, le procédé est rapide. De plus, la sérigraphie pousse à la simplification du graphisme et l’épaisseur des encres donne aux couleurs une profondeur sans égal, ce qui rend les affiches d’autant plus attrayantes.

Au Québec, les nombreux théâtres et salles de spectacles qui ouvrent leurs portes après la Seconde Guerre mondiale privilégient cette technique pour annoncer leurs spectacles. L’affichiste québécois le plus réputé et le plus fervent adepte de la sérigraphie publicitaire a sans nul doute été Vittorio Fiorucci, dont la carrière se poursuivra plus de 40 ans. Mais plusieurs autres artistes de cette époque, dont Normand Hudon, Gilles Robert et Gérald Zahnd, ont produit des œuvres de grande qualité aujourd’hui largement oubliées.

Les mouvements de revendication sociale qui émergent au Québec durant les années 1970 et 1980 suivent la même voie. Le plus souvent, leurs créateurs sont restés anonymes aux côtés de rares signataires sortis de l’ombre, tels Bernard Vallée et Gitano.

À partir des années 1980-1990, avec la photographie qui s’impose en quasi-monopole dans l’illustration des affiches et la baisse des coûts de production de l’impression en offset, nombre de designers graphiques et leurs clients se tournent vers cette technique, même pour des tirages de 500 exemplaires ou moins. L’impression en offset ne permet toutefois pas d’obtenir des couleurs aussi profondes et franches, ce qui amène des créateurs comme Vittorio Fiorucci, Yvan Adam ou Alfred Halasa, puis LINO et Tomasz Walenta à se distinguer en faisant produire leurs œuvres par les quelques imprimeurs de sérigraphie qui réussissent à maintenir leurs activités.

Depuis les années 2000, la quasi-totalité de ces imprimeurs ont fermé leurs portes. Mais on assiste à un renouveau de l’affiche en sérigraphie grâce à quelques graphistes qui impriment eux-mêmes leurs propres créations de manière artisanale. Séripop, Alfred Halasa, les membres de l’atelier Madeinsérigraphie et de La Montagne rouge, au sein de l’École de design de l’Université du Québec à Montréal, ou Sébastien Lépine, se sont fait connaître par leurs productions, autant au Québec qu’à l’étranger, offrant une nouvelle visibilité à l’impression sérigraphique publicitaire québécoise.

Musée des beaux-arts de Sherbrooke, 1er avril au 4 juin 2017
Musée des maîtres et artisans du Québec, Ville Saint-Laurent, automne 2018

Les grandes affiches du petit écran

Parmi les inventions du XXe siècle, celle de la télévision est certainement une de celles qui a le plus bouleversé nos modes de vies. Symbole de progrès et de statut social dans les années 1950, les téléviseurs envahissent rapidement tous les foyers du monde occidental durant les 20 ans qui suivent pour trôner fièrement jusque dans les logements les plus modestes.

La télévision est l’aboutissement de plusieurs rêves de nos ancêtres du XIXe siècle : rêve de se parler, puis de parler à tous à distance ; de fixer des images «réelles», puis de les transmettre rapidement à l’autre bout du monde ; enfin de faire bouger et parler ces images pour tous. Grâce à la «fée électricité» et à la photographie, puis au bélinographe, au téléphone et à la radio, au cinéma et à la télévision, ces rêves deviendront réalité au cours d’une centaine d’années d’inventions et de développements technologiques sans précédents.

Plus d’une soixantaine d’affiches permettent d’illustrer les principaux aspects de l’arrivée de la télévision dans les foyers, les slogans destinés à convaincre les acheteurs des qualités technologiques des divers téléviseurs et les bienfaits promis par ce nouveau produit du progrès.

Bêtes d’affiches

L’exposition Bêtes d’affiches met en scène une faune hétéroclite qui souligne la tradition amusante et continue consistant à utiliser les animaux pour promouvoir une marque. Du puissant lion au mouton si doux en passant par une vache souriante rouge, nos amies les bêtes y symbolisent des traits de caractère très humains, de manière souvent humoristique, transmettant une image positive des produits qu’ils mettent en lumière.

L’affiche devient un médium publicitaire important à la fin du XIXe siècle. Les produits de consommation courante, les événements et les spectacles sont présentés par des beautés pulpeuses, ou de sévères messieurs. Parfois, des animaux apparaissent pour attirer le passant. Mais il faudra attendre le début du XXe siècle avant que les animaux ne deviennent les véritables vedettes des affiches.

Après la Seconde Guerre, on assiste à une éclosion d’animaux rieurs et amusants dans les affiches européennes. Les humains ont bien besoin de croire en la bonté naturelle de leurs amis les bêtes pour les changer des atrocités qu’ils ont vécues. Plusieurs affichistes suisses vont particulièrement se distinguer durant les années 1940 et 1950. Leurs œuvres seront bientôt rejointes par celles du français Raymond Savignac, qui revendique fantaisie et anticonformisme, et fait nombre d’émules. En Angleterre, Tom Eckersley fera lui aussi grande consommation d’animaux. Aux États-Unis, une telle utilisation est assez rare. Pourtant, dès les années 1930, les productions de Walt Disney ont bien montré le potentiel d’empathie et de sympathie que recélaient les animaux.

Les traits humains qui peuvent leur être attribués passent plus facilement et le décalage surprend. Ils permettent de jouer sur la surprise et sur l’humour, d’aborder des sujets délicats, de susciter la curiosité avec des animaux exotiques.

Nos amis les bêtes ne sont pas près de disparaître de notre imagerie quotidienne.

  • Maison de la Vache qui rit, Lons-le-Saunier, 9 juillet 2015 au 3 janvier 2016
  • Musée du Pays d’Ussel – Musée de la lithographie, Ussel, 18 août au 25 septembre 2016
  • Théâtre d’Auxerre, 3 novembre au 16 décembre 2016
  • Galerie de la Villa Montebello, Trouville-sur-Mer, 4 février au 8 mai 2017